La dernière étape de la vieLe deuil : un processus en 4 étapes
Encore récemment, la mort représentait un sujet tabou qu’il était de mauvais goût d’aborder en société. Avec le temps, on en sait davantage sur cette dernière période du cycle de la vie, bien qu’il subsiste encore beaucoup de zones obscures quant à sa signification et à ses conséquences.
Apprivoiser la mort, ça se fait? Pas facile d’éliminer le malaise engendré par la mort d’un ami ou d’un proche, ou par l’imminence de sa mort… Il s’agit principalement d’apprivoiser le processus de la mort en le considérant comme une conséquence naturelle du cycle de la vie. La capacité de parler ouvertement de la mort et de partager ses sentiments à cet égard permet aux individus de rationaliser la peur et l’angoisse qu’elle suscite. Dans les écoles primaires et secondaires, on traite généralement du cycle de vie des plantes et des animaux, du chagrin et de son expression et des rites funéraires. La mort d’un animal familier ou d’une personnalité connue peut alimenter la discussion. Que dire à son enfant? Les parents doivent également être en mesure de répondre aux questions des enfants, ce qui suppose nécessairement qu’ils aient eux aussi apprivoisé leurs sentiments à ce sujet. En répondant d’une manière ouverte et honnête, le parent permet à l’enfant de se faire une conception réaliste de la mort. Il faut surtout éviter de dire à un enfant que sa grand-maman dort alors qu’elle est morte, ce qui ne ferait que renforcer la confusion de l’enfant à l’égard de ce phénomène naturel. En ne cachant pas la vérité aux enfants, on les aide à l’apprivoiser. Passer au travers du deuil Les réactions individuelles à la suite de la mort d’un être cher changent avec le temps; le deuil n’est pas un état figé mais plutôt un processus comportant une suite de réactions émotives: c’est ce qu’on appelle le processus de deuil. Ce processus se divise en quatre étapes : 1. L’état de choc La personne endeuillée réagit par la torpeur et n’éprouve pas grand-chose au moment où elle apprend le décès et peut même refuser d’admettre la perte; cette étape est généralement de courte durée. 2. La nostalgie et la protestation Cette étape suscite des pleurs, provoque la colère devant l’injustice de perdre l’être aimé; ces réactions sont souvent accompagnées par l’angoisse et la peur de ne pas pouvoir continuer seul. 3. La désorganisation et la dépression La personne endeuillée peut devenir apathique et perdre tout intérêt à la vie – perte d’appétit, sentiment de culpabilité. Pendant cette période, les personnes endeuillées ont besoin du soutien des amis et des proches et devront peut-être faire appel à une aide professionnelle pour comprendre leurs réactions émotives et se prendre en main. 4. Le rétablissement Se traduit généralement par une résolution positive de la perte, une capacité d’exprimer des émotions comme la colère, l’angoisse et la culpabilité. La mort, qu’elle soit attendue ou subite, bouleverse toujours les êtres humains. La perte d’un conjoint, d’un enfant, d’un ami ou d’un parent est toujours déstabilisant. C’est pourquoi il est important de ne pas rester seul; en parler, aller chercher de l’aide professionnelle ou adhérer à un groupe de soutien pour endeuillés permet de sortir de l’isolement et d’en ressortir grandi. Juin – Juillet – Août 2009 par Marie Montpetit – Psychothérapeute et intervenante psychosociale Source: Maison Monbourquette • http://www.maisonmonbourquette.com |



Encore récemment, la mort représentait un sujet tabou qu’il était de mauvais goût d’aborder en société. Avec le temps, on en sait davantage sur cette dernière période du cycle de la vie, bien qu’il subsiste encore beaucoup de zones obscures quant à sa signification et à ses conséquences.