Les troubles anxieux…Suis-je normal docteur?
L'anxiété est un phénomène dont chacun est appelé à faire l'expérience dans sa vie quotidienne. Le DSM-III (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) classe d'ailleurs l'anxiété dans la grande famille des «troubles anxieux» comme le trouble panique, le trouble obsessionnel-compulsif, l'état de stress post-traumatique, pour ne nommer que ceux-là.
L'anxiété, qu'est-ce que c'est? L'anxiété est généralement une sensation éprouvée par la personne de façon presque permanente et caractérisée par une peur ou des soucis injustifiés ou excessifs, sans qu'il y ait de stimuli déclencheurs connus. Chez l'adulte, l'anxiété peut se définir par la préoccupation constante de sa situation financière – sans raison valable; chez l'enfant, le trouble peut se traduire par de l'anxiété au niveau des performances scolaires ou sportives. Il arrive que certaines personnes ne soient plus capables de contrôler leur anxiété. C’est alors cette dernière qui les domine, les gouverne et même les écrase. On ne parle plus, dans ces cas-là, d’anxiété, mais plutôt de troubles anxieux. Les symptômes Les symptômes – au nombre de 18 selon le DSM-III, peuvent être reconnus par trois groupes prédominants : des tensions motrices (tensions, fébrilité, fatigabilité), hyperactivité neurovégétative (sensation d'étouffement, transpiration) et exploration hypervigilante de l'environnement (trouble du sommeil, manque de concentration, réaction de sursaut exagérée). Le diagnostic d'un trouble d'anxiété, en plus de certains autres critères, demande que la personne présente au moins six des dix-huit symptômes et que l'anxiété se soit manifestée pendant au moins un mois, de façon plus ou moins permanente, et ne soit pas la conséquence d'un autre trouble psychique. Que faire? Selon certains, une hypothèse veut que le trouble d'anxiété soit la conséquence d'un trouble métabolique dans le système nerveux central et dans cette perspective, le traitement pharmacologique (prise de médicaments) est une solution envisageable. Il faut demeurer vigilant, car l'usage de certains de ces médicaments peut conduire à la dépendance; de plus, selon les études, une pharmacothérapie n'améliore pas nécessairement tous les symptômes et les rechutes seraient fréquentes après l'arrêt du traitement. Selon l'approche psychophysiologique, le trouble d'anxiété peut être provoqué par des événements négatifs. La perception de ces événements entraîne de l'anxiété qui, à son tour, intensifie les réactions et en même temps, l'anxiété! Les exercices de relaxation et la méditation ne suffisent pas nécessairement dans ce traitement spécifique, mais peuvent atténuer «l'état de panique». Le choix de l'approche thérapeutique et du thérapeute a également une influence quant au taux de réussite de la thérapie elle-même. Des recherches confirment qu'une thérapie combinée (pharmacologique et psychothérapeutique) donne des résultats plus positifs que d'axer le traitement vers le choix de l'un ou l'autre des traitements. De là l'importance de bien choisir son thérapeute et son médecin. Finalement, adhérer à un groupe d’entraide peut constituer un moyen complémentaire pour les gens qui désirent s’en sortir. Les gens aux prises avec un trouble anxieux se sentent souvent seuls et hésitent à en parler. Pourtant, il faut savoir que les troubles anxieux ne sont nullement discriminatoires. Peu importe qui l’on est et le milieu d’où l’on vient, les troubles anxieux peuvent nous toucher. Prendre conscience du problème et vouloir le surmonter est déjà un bon pas vers la guérison. Mars – Avril – Mai 2009 par Marie Montpetit – Psychothérapeute et intervenante psychosociale Source: Les psychothérapies: quelle thérapie pour quel patient. ED. Arman Colin Association canadienne pour la santé mentale: http://www.acsm.qc.ca |



L'anxiété est un phénomène dont chacun est appelé à faire l'expérience dans sa vie quotidienne. Le DSM-III (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) classe d'ailleurs l'anxiété dans la grande famille des «troubles anxieux» comme le trouble panique, le trouble obsessionnel-compulsif, l'état de stress post-traumatique, pour ne nommer que ceux-là.