Du ritalin… à mon âge !L'hyperactivité chez l'adulte
Le TDA/H (trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité) n'est pas un phénomène nouveau. Il a toujours été présent, dans toutes les générations, dans toutes les cultures; auparavant ce n'était pas diagnostiqué, ce qui veut dire que les enfants d'hier – donc les adultes d'aujourd'hui – ont aussi des problèmes d'attention... Vous en connaissez?
Un brin d'histoire Un grand nombre d'individus doivent leur célébrité à l'hyperactivité. Certains de nos grands explorateurs ou aventuriers en souffraient! Comment expliquer les conquêtes d'Alexandre le Grand ou encore celles de Napoléon; ces gens ne tenaient pas en place et étaient constamment confrontés à de nouveaux défis et dangers multiples! On a longtemps pensé que le TDA/H était un trouble qui pouvait disparaître à l'adolescence; pourtant, jusqu'à 60% des enfants souffrant de cet état continuent à présenter des symptômes caractéristiques à l'âge adulte, bien que la présentation typique réponde à des critères totalement différents. Les études démontrent que le trouble est cliniquement significatif à l'âge adulte avec des dysfonctionnements au plan professionnel, familial et affectif. Les conséquences du TDA/H chez l'adulte Les adultes atteints de TDA/H doivent apprendre à vivre avec cette problématique. Ces personnes ont une difficulté marquée à s'organiser et à être attentifs, difficulté à mettre de côté des idées qui ne sont pas pertinentes, à se concentrer. Une tâche toute simple peut se traduire en véritable cauchemar! L'impulsivité est également reliée au TDA/H chez l'adulte, une caractéristique qui peut avoir de lourdes conséquences: perte d'emploi, relations de couple défaillantes, problèmes sur le plan financier. De plus, certains adultes vont même jusqu'à consommer drogues et alcool afin de «s'autotraiter». Les principaux symptômes que sont l'inattention, l'hyperactivité et l'impulsivité s'expriment différemment chez l'adulte et chez l'enfant. L'adulte atteint de TDA/H mène une vie plutôt chaotique si la situation n'est pas contrôlée. Le bon diagnostic Pour être certain d'avoir un bon diagnostic, il est impératif de consulter son médecin. Il faut répondre à un questionnaire spécifiquement mis au point et présenter au moins six critères sur neuf pour être significatif: erreurs d'inattention répétées, oublis fréquents, reporter les tâches à accomplir, difficulté à rester en place, hyperactivité verbale, pour ne nommer que ceux-ci. Ces symptômes doivent avoir fait l'apparition dès l'enfance, dépasser les simples traits de caractère et être intenses au point qu'ils nuisent au quotidien et ce, dans plusieurs sphères de la vie de l'adulte atteint. Les traitements Chez l'adulte, le traitement médicinal est semblable à celui de l'enfant, mais les doses de médication sont plus élevées. Des antidépresseurs peuvent parfois être utiles. Bien que le traitement du TDA/H soit basé sur la pharmacothérapie (prise de médicaments), la psychoéducation et la psychothérapie y ont également leur place. Des moyens concrets peuvent être utilisés afin de contourner ou réduire l'impact des symptômes présents. Il est donc important d'expérimenter diverses stratégies et surtout, de ne pas se décourager. Si vous éprouvez de réelles difficultés de concentration qui handicapent votre vie professionnelle et personnelle, n'hésitez pas à consulter un professionnel de la santé. Le poids des préjugés est lourd sur les épaules des personnes qui souffrent du TDA/H; il devient donc essentiel de ne pas se laisser gâcher la vie, surtout lorsque des solutions existent! Janvier – Février – Mars 2009 par Marie Montpetit – Psychothérapeute et intervenante psychosociale |



Le TDA/H (trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité) n'est pas un phénomène nouveau. Il a toujours été présent, dans toutes les générations, dans toutes les cultures; auparavant ce n'était pas diagnostiqué, ce qui veut dire que les enfants d'hier – donc les adultes d'aujourd'hui – ont aussi des problèmes d'attention... Vous en connaissez?