La RCRConnaître les gestes qui sauvent
Chaque année au Canada, environ 40 000 personnes sont victimes d’un arrêt cardiorespiratoire. Bien que des témoins soient souvent présents, moins de 5% de ces personnes survivent, parce que les gestes de réanimation cardiorespiratoire ne sont pas effectués en attendant l’intervention des secours d’urgence. Connaître les bases de la réanimation cardiorespiratoire (RCR) permettrait de sauver jusqu’à 50% de ces victimes.
Qu’est ce que l’arrêt cardiorespiratoire (ACR)? L’ACR se définit par l’absence de circulation sanguine dans l’organisme. Le cœur arrêté ne permet plus de transporter le sang oxygéné vers les organes vitaux. Une personne en ACR est donc inconsciente, ne respire pas spontanément et son pouls n’est pas perceptible. En cas de défaut de circulation sanguine et de manque d’oxygène, l’organisme réagit en utilisant ses réserves disponibles uniquement pour les organes vitaux. On estime que le cerveau humain est «protégé» pendant environ 3 à 6 minutes. On doit alors agir au plus vite, sachant que les secours médicaux interviennent dans un délai moyen de 8 à 12 minutes. Il est donc essentiel pour tous de connaître les gestes de base en RCR, afin de donner une chance à une personne en arrêt cardiaque de pouvoir être réanimée. Gérer les priorités… Devant un ACR (ou toute autre situation d’urgence médicale), chacun peut intervenir à la mesure de ses capacités, en respectant toujours les trois grands principes du secourisme: Reconnaître – Alerter – Secourir Être capable de reconnaître un ACR et d’alerter les secours en leur donnant des informations précises est déjà un gain de temps précieux. Le but de la RCR est de maintenir les fonctions vitales en attendant les secours médicaux. La priorité est donc de «remplacer» la respiration (pour oxygéner l’organisme) et le battement du cœur (pour acheminer l’oxygène dans l’organisme). Ceci est possible grâce au massage cardiaque et à la respiration artificielle. Se former: la responsabilité de chacun Ces techniques simples peuvent être apprises par tous auprès de plusieurs organismes (voir ressources ci-dessous). Un cours de base dure environ quatre heures, et même les plus jeunes peuvent être initiés. On y apprend les techniques de RCR, mais aussi les gestes de base pour faire face à d’autres situations d’urgence (hémorragie, brûlure, noyade, etc.). Ces formations sont intéressantes et stimulantes, mais peuvent surtout profiter à tout le monde. Nous pouvons tous être confrontés un jour à une situation d’urgence; agissons en connaissance de cause! 1er Conseil Formez-vous aux gestes d’urgence et entraînez vos proches avec vous. Partagez vos connaissances. Pourquoi ne pas organiser un cours au travail ou à l’école? Un beau projet qui trouvera tout son sens le jour où vous sauverez une vie! Consultez les organismes formateurs; il existe également une trousse de formation à pratiquer à la maison, à un coût raisonnable. 2e Conseil Devant un ACR: gardez votre calme! Et appliquez toujours dans l’ordre les trois principes de secourisme. Reconnaître: la personne en ACR est inconsciente, ne respire pas et on ne sent aucun pouls au niveau du cou (pouls carotidien) ou de l’aine (pouls fémoral). 3e Conseil Alerter: demandez de l’aide au 9-1-1. Précisez bien le lieu où se trouve la victime, qu’elle est inconsciente et ne respire pas. Le service d’urgence peut vous donner par téléphone des indications pour effectuer les manœuvres de réanimation en attendant l’arrivée d’une ambulance. 4e Conseil Secourir: démarrez sans attendre la RCR. Si vous n’êtes pas formé et que vous êtes seul, effectuez des compressions thoraciques au rythme de 100 par minute. C’est une version simplifiée, mais qui peut déjà aider en attendant les secours. Si vous connaissez les techniques de RCR, appliquez-les seul ou à deux sauveteurs sans interruption jusqu'à l’arrivée des secours. 5e Conseil Chaque maillon de la chaîne est important. Les personnes témoins d’un ACR peuvent aider en appelant le 9-1-1 pendant que d’autres initient la RCR, ou protéger les alentours si la victime se trouve sur la voie publique. Chaque intervention pertinente augmente les chances de survie de la victime. Janvier – Février – Mars 2009 par Virginie Decamps, infirmière, membre de l’OIIQ, Hôpital Royal Victoria Sources: Fondation des maladies du cœur du Québec http://www.fmcoeur.qc.ca Urgences-santé http://www.urgences-sante.qc.ca Croix-Rouge canadienne http://www.croixrouge.ca |



Chaque année au Canada, environ 40 000 personnes sont victimes d’un arrêt cardiorespiratoire. Bien que des témoins soient souvent présents, moins de 5% de ces personnes survivent, parce que les gestes de réanimation cardiorespiratoire ne sont pas effectués en attendant l’intervention des secours d’urgence. Connaître les bases de la réanimation cardiorespiratoire (RCR) permettrait de sauver jusqu’à 50% de ces victimes.