Quand la vie a meilleur goût!

Éduc'alcool

Quel est le niveau de consommation quotidienne d'alcool recommandé aux hommes, ou aux femmes, désireux de boire de façon modérée? Les personnes âgées sont-elles plus sensibles aux effets de l'alcool? Quels sont les effets de la consommation abusive d'alcool? Qu'en est-il du mariage alcool-médicaments? Les réponses à ces questions et à des dizaines d'autres, pertinentes, font et feront l'objet d'une série de brochures d'information et d'éducation publiées et distribuées par Éduc'alcool.

Le programme Éduc'alcool est né en 1989 d'une initiative de la Société des alcools du Québec et des commerçants, distillateurs, agents distributeurs et fabricants de vin ou de cidre, soucieux de traduire leur engagement social par une initiative responsable.

Cette démarche a précédé de quelque six mois la sanction d'un acte gouvernemental portant la Régie des alcools, des courses et des loteries du Québec à exiger que toute personne, tout organisme faisant la promotion des produits de l'alcool pose, à la satisfaction de la Régie même, des gestes de prévention, d'éducation, ou se livre à la recherche sur les effets de la consommation d'alcool ou au traitement des problèmes qui y sont liés.

M. Hubert Sacy est le directeur général d'Éduc'alcool, organisme sans but lucratif voué officiellement à l'éducation du public québécois ou, comme il aime à le souligner, à l'amélioration des rapports entre le Québécois et l'alcool. Le rapport avec l'alcool n'est pas une affaire de gènes, avance-t-il, mais de culture. La culture du goût, celle qui normalement crée une relation saine avec l'alcool, appuyée sur la modération; et la culture de l'ivresse qui se caractérise par la recherche de l'effet et prépare des lendemains difficiles dans un avenir plus ou moins immédiat.

La raison d'être d'Éduc'alcool, précise encore M. Sacy, est d'éviter les problèmes relationnels avec l'alcool. Cet objectif, on le comprendra, détermine l'intensité de la démarche curative, qui n'est pas l'affaire d'Éduc'alcool, laquelle on souhaiterait, bien sûr, qu'elle soit inutile.

Une vaste enquête réalisée tous les cinq ans sur la relation du Québécois avec l'alcool oriente les actions d'Éduc'alcool, lui permet d'apprécier le chemin parcouru et la conforte dans sa mission.

C'est ainsi que le dernier coup de sonde d'Éduc'alcool a confirmé, avec limpidité, que le premier sujet d'intérêt du Québécois est l'alcool et la santé. M. Sacy se félicite que la série de plaquettes informatives d'Éduc'alcool réponde de manière rigoureuse, scientifique mais vulgarisée, à ce besoin.

Aux six titres déjà publiés – qui confirment, par exemple, que deux verres par jour pendant une semaine ne correspondent pas à 14 verres en une soirée ou que l’abstinence totale n'est pas un mal –, et dont la liste apparaît sur le site d'Éduc'alcool, s'ajoutera, d'ici deux mois, une dernière plaquette traitant de l'alcool et des mélanges avec le tabac, les drogues, les boissons énergisantes… Les brochures, publiées sous le titre général et dans la collection Alcool et santé, sont disponibles sans frais. Il est possible de consulter et de télécharger ces documents à partir du site http://www.educalcool.qc.ca.

Novembre – Décembre 2008
par Jacques Lafontaine










Mots clés pour cet article
consommation quotidienne d'alcool, consommation abusive d'alcool, Éduc'alcool, éducation sur l'alcool, ivresse, alcool et culture du goût, problèmes relationnels avec l'alcool