Le Collège des médecins du Québec au service du publicFaisons le point
Ce titre et ce qu’il affirme surprennent, du moins selon un petit sondage maison réalisé par l’auteur de ces lignes. Pourtant ils traduisent bien la mission du Collège qui est de «promouvoir une médecine de qualité pour protéger le public et contribuer à l’amélioration de la santé des Québécois». Ainsi, le public, en général, percevrait mal la fonction du Collège des médecins du Québec. Pourquoi?
En clair, la mission du Collège consiste à:
Mais qu’est-ce qui nourrit la mauvaise compréhension du public des fonctions et actions du Collège des médecins? Peut-être certaines attitudes passées à l’allure corporatiste. Qui n’ont plus lieu d’être perçues. Discerner Le président du Collège des médecins du Québec, le Dr Yves Lamontagne, déplore que le rôle de l’organisme soit à l’occasion, sinon souvent, mal compris. Il note cependant une meilleure compréhension chez de plus en plus de Québécois de la vocation et des attributions du Collège. Ceux-là font le discernement entre les fédérations de médecins – la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) et la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) qui, elles, défendent leurs membres, leurs intérêts directs, et négocient leur rémunération avec les autorités gouvernementales. La protection du public, point à la ligne Le Collège, rappelle Yves Lamontagne, remplit un rôle général de protection du public. Point à la ligne. Peut-être, admet-il, la ligne paraît-elle ténue entre la protection du public et ce qui peut sembler la défense des médecins, dans les cas où la qualité de l’acte médical est mise en cause en raison des failles du système. Certes, explique le président du Collège, l’organisme montera-t-il aux barricades pour défendre le médecin ou plutôt l’organisation de son travail, quand sa qualité est menacée, en raison d’un environnement hostile (mauvaise formation, manque d’outils, etc.). Mais c’est bien alors la qualité de la médecine que défend et promeut le Collège. Donc, par conséquent, et toujours, le public. Toutes les autres questions, concernant, par exemple, la rémunération des médecins et autres considérations financières de la pratique médicale, relèvent strictement des fédérations. Le Collège n’y touche même pas avec des pincettes. Qui juge qui? Mais qu’arrive-t-il quand un médecin est cité à comparaître pour pratique inappropriée de la médecine? Qui le poursuit, qui le juge? Un ou des confrères? Non, mais plutôt un comité de discipline, totalement indépendant du pouvoir administratif du Collège et présidé par un avocat, lui-même nommé par les autorités gouvernementales. Cet avocat s’adjoint deux médecins pour assurer la pertinence clinique des propos et décisions. Ce n’est pas différent des autres ordres professionnels. Parce que le Collège, malgré son nom, est un ordre professionnel, au même titre que l’Ordre des architectes, l’Ordre des infirmières et infirmiers, l’Ordre des notaires, l’Ordre des ingénieurs, ou celui des pharmaciens, etc. Il existe plus de 40 ordres professionnels au Québec, tous voués à la défense et à la protection du public. Tous guidés par le devoir – et l’obligation – d’assurer une meilleure pratique, tous dotés d’un comité de discipline indépendant, tous tenus d’écouter les plaintes du public, tous contraints par définition à la justice et l’équité, pour la protection publique. Le Québec est un des pays les mieux dotés en matière de protection des intérêts publics, particulièrement en ce qui a trait à la santé. Rien n’empêche évidemment le public de vérifier ces prétentions dans les faits. Septembre – Octobre 2008 par Jacques Lafontaine |



Ce titre et ce qu’il affirme surprennent, du moins selon un petit sondage maison réalisé par l’auteur de ces lignes. Pourtant ils traduisent bien la mission du Collège qui est de «promouvoir une médecine de qualité pour protéger le public et contribuer à l’amélioration de la santé des Québécois». Ainsi, le public, en général, percevrait mal la fonction du Collège des médecins du Québec. Pourquoi?