Ce qu’il faut savoir sur le VPH et le «Pap test»Le virus du papillome humain
Le virus du papillome humain (VPH) serait l’une des infections transmises sexuellement les plus courantes au Canada et dans le monde; mais existe-t-il un moyen de prévenir et de guérir cette infection?
Le VPH… Le virus du papillome humain peut infecter de nombreuses parties du corps. Certains types de VPH sont transmis sexuellement et peuvent causer des verrues ou avoir des conséquences majeures comme le cancer du col utérin, par exemple. La plupart des personnes qui ont une infection à VPH ne savent pas qu'elles sont infectées; il est donc essentiel de se faire examiner régulièrement. Le dépistage, la prévention et le traitement du VPH Au niveau du dépistage, il existe des analyses d'ADN qui, dans certaines situations, peuvent servir à repérer une infection à VPH. Il est important de savoir que leur accessibilité et leur disponibilité sont limitées car le dépistage de l'ADN et du VPH ne fait pas partie de l'examen de santé courant – comme le «Pap test» entre autres. Pour réduire le risque de contracter une infection à VPH, il faut toujours utiliser un préservatif lors de relations sexuelles. Pour les femmes, il est possible d'éviter certains types de VPH grâce à la vaccination. Ceci dit, il est important de bien comprendre qu’une infection à VPH se traite et se gère mais ne se guérit pas, car aucun traitement ne permet de garantir que l'organisme est débarrassé de l'infection à VPH. Et le Pap test? Le test de Pap – également appelé cytologie vaginale ou colpocytologie – est utilisé pour détecter la présence de cellules anormales dans le col de l'utérus. Selon Santé Canada, il est recommandé de subir un Pap test à 18 ans ou dès que vous devenez active sexuellement; après deux années consécutives d’examens ne montrant aucune anomalie, vous devriez repasser un test de dépistage tous les trois ans, jusqu'à 69 ans. Si le test de Pap révèle la présence de cellules anormales, le professionnel de la santé doit déterminer ce qu'il faut faire pour vous; il pourrait s'agir de répéter le test de Pap, de procéder au dépistage de l'ADN du VPH – lorsque cela est indiqué et que le test est disponible – ou de vous référer à un spécialiste. Un programme de vaccination contre le VPH a été implanté au Québec le 1er septembre 2008, dans le but de prévenir le cancer du col de l’utérus. Le vaccin contre le VPH constitue une importante percée médicale pour la santé des femmes. Qui peut bénéficier du programme de vaccination gratuit contre le VPH? Depuis le 1er septembre 2008, le vaccin contre le VPH est offert gratuitement à l’école à toutes les filles de la 4e année du primaire ainsi qu’aux filles de 3e secondaire. Les filles nées après le 31 août 1990 qui ne peuvent être vaccinées en troisième année du secondaire parce qu’elles ne fréquentent pas l’école peuvent avoir accès gratuitement au vaccin. De plus, les filles qui ont dépassé ce niveau de scolarité mais qui sont nées après le 31 août 1990 peuvent elles aussi, qu’elles fréquentent ou non l’école, bénéficier du vaccin gratuitement selon les modalités déterminées dans chaque région. Le vaccin sera gratuit pour les plus jeunes filles si elles sont à risque élevé d’être infectées par le VPH. Le vaccin n’est pas gratuit pour les filles nées avant le 1er septembre 1990. Source: Ministère de la santé et des services sociaux http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/santepub/vaccination/index.php?programme-de-vaccination-contre-le-vph Compte tenu que les services de dépistage de l’ADN et du VPH varient selon la localité, communiquez avec le CSSS de votre région ou encore parlez-en à un professionnel de la santé qui pourra vous renseigner et vous diriger vers les services appropriés. De plus, quelques sites Web peuvent également vous éclairer dans vos questionnements: la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada http://www.masexualite.ca ou l’Agence de santé publique du Canada http://www.phac-aspc.gc.ca Mai – Juin – Juillet 2008 par Marie Montpetit – Psychothérapeute et intervenante psychosociale |



Le virus du papillome humain (VPH) serait l’une des infections transmises sexuellement les plus courantes au Canada et dans le monde; mais existe-t-il un moyen de prévenir et de guérir cette infection?