Les plaisirs d’été brimés par les allergiesRemèdes naturels et conseils
Nez qui coule, yeux qui piquent, éternuements, ça vous dit quelque chose?
L'arrivée du printemps – le bonheur pour certains –, est pour d’autres synonyme du retour des allergies. Selon le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA), 10 à 20 % de la population serait victime de réactions allergiques aux différents pollens. Ce type de réactions allergiques a doublé en dix ans. Elles provoquent des symptômes d’éternuements, une respiration difficile, un nez qui coule et qui pique, des yeux larmoyants, et parfois une conjonctivite. La forme d’allergie la plus répandue est la rhinite allergique. Le terme «rhinite» est formé de deux mots d'origine grecque: rhinos qui signifie nez, et itis, qui fait référence à l'inflammation. Ses symptômes typiques sont les éternuements, l’enchifrènement (obstruction nasale), l’écoulement nasal, le picotement des yeux, le larmoiement, des symptômes similaires à ceux d’un rhume, mais d’un rhume persistant. Deux types de rhinite allergique existent: la rhinite apériodique, qui présente des symptômes à longueur d’année. Elle est associée à des allergènes qui sont toujours présents dans votre milieu tels la poussière, les squames d’animaux et les moisissures. C’est surtout durant l’hiver que ses symptômes se font le plus sentir. Quant à la rhinite allergique saisonnière, mieux connue comme «rhume des foins», elle porte son nom car elle se produit toujours au même moment de l’année, généralement en réaction au pollen dégagé par les arbres, les graminées, les mauvaises herbes, en suspension dans l’air. Les conditions météorologiques jouent aussi un rôle dans la gravité des symptômes d’allergies saisonnières. Les jours de grand vent, on retrouve une quantité de pollen beaucoup plus importante dans l’air; par contre, les jours pluvieux, vaut mieux en profiter pour faire tout ce qu’il vous plaira à l’extérieur parce que la pluie à tendance à débarrasser le pollen de l’air. Quand y a-t-il le plus de pollen dans l'air? Les arbres libèrent leur pollen au printemps, les graminées, à la fin du printemps et au début de l’été, tandis que l’herbe à poux produit le sien à la fin de l’été et en automne, jusqu’aux premiers gels. Il semblerait que plus les personnes allergiques sont exposées à ces allergènes, plus elles y sont sensibles, ce qui expliquerait pourquoi elles ont l’impression que leurs allergies sont encore plus pénibles en fin de saison. Combattre les allergies Plusieurs produits pharmaceutiques sont disponibles sans prescription pour aider à diminuer les éternuements, l'écoulement nasal et les démangeaisons qui accompagnent l'allergie. Les décongestionnants aident à soulager la congestion nasale due à l'allergie. Ils sont vendus sous forme de comprimés, de vaporisant nasal et de gouttes pour le nez. Les inhalations de stéroïdes diminuent la réaction des muqueuses nasales aux allergènes et soulagent la congestion nasale. Elles sont vendues sous forme de vaporisateur nasal et sont disponibles sur ordonnance d’un médecin. Une autre forme de défense accessible aujourd’hui est l'immunothérapie. On reçoit des injections qui contiennent de petites quantités d'allergènes. Elles sont administrées à intervalles réguliers afin que votre système immunitaire s'habitue aux allergènes et cesse d'y réagir. Des remèdes naturels La menthe poivrée, la petite camomille, la lavande aspic et le romarin ont des propriétés reconnues pour alléger les symptômes des allergies. Les médicaments homéopathiques peuvent aussi être utilisés pour éviter les antihistaminiques. Les granules homéopathiques entièrement naturelles Allergies, de l’entreprise québécoise Homeocan, sont non toxiques et sans effets secondaires. Les comprimés à croquer Sabalia, des Laboratoires Boiron, sont utilisés de façon préventive ou à l’apparition des premiers symptômes. Ils diminuent l'intensité et le nombre de crises. Tous ces produits sont disponibles en pharmacie. Le saviez-vous? Le nom de «rhume des foins» n’a rien à voir avec ces allergies, pas plus qu’il cause le rhume. Le Dr John Bostock a inventé ce terme en 1828, lorsqu’il s’est rendu compte que les graves allergies d’été dont il souffrait coïncidaient avec la saison des foins en Grande-Bretagne. Quelques bons conseils
par Odile Chevassus |



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