L'ostéopathieLa finesse d'approche de l'ostéopathie
Merveilleuse machine, le corps est doté d’un potentiel d’autoguérison. Basée sur ce principe, l’ostéopathie tente de lui donner plein pouvoir par une remise en équilibre. Regard sur une approche qui gagne en reconnaissance.
L’ostéopathie a beau se pratiquer avec les mains, elle ne se limite pas aux bobos de surface pour autant. Au contraire, outre les apparents maux lombaires et musculaires, cette approche s’attaque aussi aux problèmes digestifs et respiratoires. Intrigant, non ? Zones libres Lors d’un premier examen, l’ostéopathe cherche à identifier les zones en perte de mobilité, autrement dit, celles qui bougent mal dans le corps. Si une telle observation peut d’abord étonner, elle permet néanmoins de trouver les causes d’une douleur ou d’un malaise. Car la mobilité du corps est au cœur de l’ostéopathie. « Le corps a un très grand potentiel d’autorégulation. Donc, il tente par lui-même de régler un déséquilibre lorsqu’il apparaît », explique Nathalie Viau, ostéopathe d’expérience. Ainsi, le corps serait en mesure d’assurer sa propre vitalité… Tant qu’il jouit d’une pleine mobilité. « Si des zones sont bloquées, les systèmes immunitaire, endocrinien et nerveux ralentissent. » Et les malaises surviennent. Approche manuelle Comme le corps forme un tout, une douleur au genou peut, en fait, traduire un blocage du bassin. Pour remonter à la source d’une affection, l’ostéopathe doit développer un toucher d’une rare acuité. « On apprend à affiner notre palpation et à sentir les choses les plus subtiles », confirme la praticienne diplômée. Après avoir vérifié la mobilité articulaire, celle des organes internes et la souplesse musculaire, l’ostéopathe y va de manœuvres précises pour rendre une fluidité aux zones bloquées. Parmi les techniques manuelles employées, certaines, dites de mise en tension, visent à traiter les muscles et l’enveloppe. Quant aux techniques articulaires, elles servent plutôt à dégager un mouvement des articulations. Très douces, les techniques sensorielles s’attardent, pour leur part, à rétablir la mobilité du crâne (la boîte crânienne serait parcourue de micromouvements). Lors d’une rencontre, certains patients sentiront donc à peine les gestes de l’ostéopathe, pourtant bien réels. « On travaille sans brusquer les tissus, même quand on met plus de pression », précise Nathalie Viau. Pour futures mamans Durant la grossesse, l’ostéopathie peut offrir un soulagement à la femme enceinte, dont le corps porte un poids supplémentaire. Fatigue extrême, maux de dos et troubles digestifs sont traités. « On essaie de créer de l’espace pour favoriser la cohabitation entre la maman et le bébé », résume l’ostéopathe Nathalie Viau. Remonter à la source Comme le mentionne la porte-parole du Registre des Ostéopathes du Québec, « la philosophie de la pratique n’est pas de s’arrêter seulement sur le symptôme, mais aussi sur la cause ». À titre d’exemple, un traumatisme peut laisser des pertes de mobilité dans le corps, qui provoqueront des douleurs seulement quelques mois plus tard. Si les maux de dos sont souvent à l’origine des visites chez l’ostéopathe, la nature perspicace de l’approche permet au praticien de traiter aussi des problèmes digestifs et respiratoires. « Il s’agit de troubles digestifs d’ordre fonctionnel. Donc, l’organe n’est pas malade comme tel », nuance Mme Viau. Quand un problème de santé dépasse son cadre de pratique, l’ostéopathe réfère alors à un médecin. « On ne peut pas tout faire, mais il y a des choses sur lesquelles on peut travailler », soutient toutefois la spécialiste. Profession ostéopathe Un ostéopathe diplômé s’appuie d’ailleurs sur un bagage académique non négligeable. Le Registre des Ostéopathes du Québec, visant à encadrer la profession et à informer le public, exige de ses membres un baccalauréat en sciences de la santé de même qu’une formation en ostéopathie de 1 200 heures échelonnée sur six ans. Si l’ostéopathie est reconnue comme une profession dans plusieurs pays d’Europe et aux États-Unis, où elle a vu le jour, cela n’est pas encore le cas au Québec. Cependant, grâce à des démarches de longue haleine, les ostéopathes de la province seraient en voie d’obtenir aussi un tel statut pour leur pratique. Quelques dates
par Geneviève Dumais Site Internet du Registre des Ostéopathes du Québec : http://www.registre.org Source: Registre des Ostéopathes du Québec |



Merveilleuse machine, le corps est doté d’un potentiel d’autoguérison. Basée sur ce principe, l’ostéopathie tente de lui donner plein pouvoir par une remise en équilibre. Regard sur une approche qui gagne en reconnaissance.