À l'eau...pour la détente et la défense !

L'hydrothérapie en 167 pages

On la reluque, en étendue paisible ou houleuse. Assoiffé, on l'ingère, souillé, on s'y plonge. Puis on la craint: prends garde au choc thermique, vous dira-t-on lorsqu'après une heure à dorer au soleil, vous vous apprêtez à plonger séance tenante dans le roulis irrésistible de l'océan.

Pourtant, tous ces usages de l'eau sont bénéfiques, même le plongeon dans l'eau fraîche de la mer… si l'on suit les règles. Ces immersions dans l'eau – froide ou chaude – qui n'ont pas pour but premier de nettoyer son corps ont en fait des vertus thérapeutiques: c'est l'hydrothérapie.

L'orthothérapeute Richard Perreault a tant goûté les vertus de l'eau lorsqu'il s'entraînait pour les compétitions de nage qu'il les a étudiées pour les faire connaître, dans son ouvrage Les bienfaits de l'hydrothérapie, paru en novembre 2009 aux éditions Le Dauphin Blanc.

« Je me demandais pourquoi j'étais moins fatigué quand j'allais dans l'eau froide plutôt que dans l'eau chaude; j'ai fait des recherches, j'ai fréquenté des bains nordiques », relate l'auteur, superviseur du Spa Mont-Saint-Hilaire. L'hydrothérapie comprend principalement la thalassothérapie – l'utilisation de l'eau de mer, plus précisément des propriétés des oligoéléments qu'elle contient, pour la stimulation et la purification des organes tels que les reins – et la balnéothérapie, qui désigne l'ensemble des traitements thermaux et les soins effectués par le biais des bains.

Lors du « supplice » du bain chaud suivi d'un froid, le corps a accumulé de la chaleur grâce à la transpiration causée par le bain chaud, après quoi il subit un choc thermal lors de l'entrée dans l'eau froide. L'hypotalamus, une région du cerveau qui comprend plusieurs centres de régulation, réagit aussitôt en émettant au système immunitaire l'ordre de produire des anticorps. « Quand on sort du bain, le système immunitaire revient au repos mais les anticorps, eux, sont encore présents, prêts à combattre un éventuel virus »,enchaîne M. Perreault. Voilà pour la fonction défense de l'eau. La fonction détente, on connaît…

Pieds et peurs
L'Antiquité a vu naître l'usage thérapeutique de l'eau, alors que les Grecs et les Romains retiraient leurs sandales pour nettoyer leurs pieds, mais également pour se procurer soulagement et détente. Un grand bond dans l'ère contemporaine et le premier centre d'hydrothérapie fut créé en 1852 par Vincent Priessnitz, à Vienne. Les recherches avancées sur les vertus de l'eau ont toutefois débuté il y a à peine 30 ans, signale M. Perreault. « En Europe, les pays nordiques sont en avance sur nous, ajoute-t-il. Ils ont même des fédérations de saunas et de bains nordiques. Pourtant, nous sommes aussi un pays nordique; ça peut être bon d'utiliser les vertus du froid. » L'auteur explique d'ailleurs dans son ouvrage les effets des niveaux de température sur le corps, non sans avoir décortiqué le fonctionnement du système immunitaire et les origines du stress.

Il démystifie également nos « vieilles peurs » de l'eau et du froid et explique l'ABC des bains thérapeutiques à la maison, pour tous et pour les usagers particuliers tels que les femmes enceintes.

À lire dans le bain ou sur la plage… avant de plonger dans la mer fraîche.

Février-mars 2010
par Josée Descoteaux
Source: Les bienfaits de l'hydrothérapie, Richard Perreault, 2009, Le Dauphin Blanc, 167 pages










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