La vaccination chez l'enfant

Des réponses à vos questions sur la vaccination chez l'enfant

La curieuse saga de la grippe A(H1NI) n’aura rien fait pour calmer les apôtres de l’antivaccination. Le mauvais scénario écrit par l’Organisation mondiale de la santé – accusée d’un mariage hors nature avec l’industrie pharmaceutique – ne pouvait que provoquer les huées. D’autant plus que les acteurs mal servis par le scénario finissaient par jouer faux.

Pourtant, comme Vie et Sant le soulignait dans une édition précédente : « Le vaccin est sans conteste une victoire, sinon le plus grand triomphe de la médecine moderne. » Les programmes de vaccination à large échelle ont démontré leur efficacité dans la lutte contre les maladies et leur contrôle. Avant qu’une campagne de vaccination ne conduise à l'éradication de la variole en 1977, la maladie menaçait 60 % de la population mondiale et une personne atteinte sur quatre succombait.

Il serait dommage, sinon périlleux, que les discours sans fondement scientifique des braillards de l’antimédecine – pour lesquels l’immunologie est fondée sur une imposture et tous les vaccins, inutiles, voire dangereux –, trouvent des oreilles attentives. Toutes les statistiques confirment l’éclatante victoire de la vaccination sur les maladies infectieuses virales, comme la poliomyélite qui a fait des ravages dans la population dans les années soixante avant l’arrivée d’un vaccin.

Il n’est pas anormal cependant qu’un parent s’interroge sur l’innocuité des vaccins réservés aux tout-petits, surtout quand, après la vaccination, son enfant exhibe enflure et rougeur au site de l’injection ou présente même un état fiévreux persistant ou manifeste de la somnolence.

Nous avons pensé dans ce numéro proposer à nos lecteurs les réponses de la Société canadienne de pédiatrie à quelques questions légitimes.

Y a-t-il des effets secondaires aux vaccins?
Après l’administration d’un vaccin, certains enfants peuvent faire de la fièvre ou ressentir de la douleur à l’endroit où l’aiguille a pénétré dans la peau de leur bras ou de leur jambe. Votre enfant sera soulagé si vous lui donnez de l’acétaminophène avant ou après le vaccin. (…)

Est-il plus sécuritaire d’attendre que mon enfant soit plus âgé avant d’entreprendre la vaccination?
La raison pour laquelle on entreprend la vaccination dès l’âge de deux mois, c’est qu’on veut protéger le nourrisson contre la coqueluche et le Hib le plus tôt possible, car ces maladies sont davantage nuisibles aux jeunes bébés. Aucune donnée ne démontre que les effets secondaires de la vaccination sont plus courants chez les nourrissons très jeunes.

Le vaccin RRO ou le vaccin contre la rougeole est-il responsable de l’autisme ou d’autres troubles du développement?
Non. AUCUNE preuve scientifique ne soutient cette théorie.

Des experts indépendants ont examiné toutes les recherches effectuées sur le vaccin RRO et l’autisme, et ils s’entendent pour affirmer qu’aucune donnée scientifique n’indique que le vaccin RRO est responsable de l’autisme, des troubles envahissants du développement ou des maladies inflammatoires de l’intestin.

Le mercure contenu dans les vaccins peut-il provoquer des lésions cérébrales, un retard intellectuel, l’autisme, un trouble déficitaire de l’attention ou un trouble d’apprentissage?
Par le passé, on trouvait du mercure dans certains vaccins, sous forme de thimérosal. Le thimérosal est un composé organique du mercure utilisé comme agent de préservation de certains vaccins et d’autres médicaments à compter des années 1930.

Aucune donnée scientifique ne démontre que la présence de thimérosal dans les vaccins entraîne des lésions cérébrales chez des enfants. Des études à grande échelle, dans le cadre desquelles certains enfants ont reçu des vaccins contenant du thimérosal et d’autres, des vaccins sans thimérosal, ont démontré qu’autant d’enfants souffraient d’autisme dans les deux groupes. Depuis mars 2001, tous les vaccins utilisés pour la vaccination systématique (généralisée) des enfants du Canada et des États-Unis sont produits sans thimérosal. (…)

La mort subite du nourrisson peut-elle être attribuable à la vaccination?
Plusieurs études à grande échelle ont révélé qu’il n’existe aucun lien entre la vaccination et la mort subite du nourrisson (MSN). De fait, toutes les études ont démontré que les bébés victimes de la MSN étaient moins susceptibles d’avoir été récemment vaccinés que les bébés du groupe témoin (les bébés choisis pour se comparer à ceux qui sont morts de la MSN, d’après des facteurs comme l’âge, le sexe et le poids).

Les vaccins peuvent-ils provoquer l’asthme et d’autres types de maladies allergiques?
Des études récentes ont révélé que la vaccination n’augmente pas la fréquence d’asthme et d’autres maladies allergiques chez les enfants

Avril-mai 2010
par Jacques Lafontaine

Source : Les vaccins : Avoir la piqûre pour la santé de votre enfant










Mots clés pour cet article
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