L'éternuement qui tue

Un Anglais de 79 ans John Oram est, sans avertissement, sans choc extérieur et en quelques fractions de seconde victime d’un traumatisme crânien. Sa compatriote Victoria Kenny regarde tranquillement la télé quand elle ressent une douleur terrible et perd l’usage de ses bras et de ses jambes. Tous les deux avaient violemment…éternué.

M. Oram avait éternué avec tellement de force que son cerveau et son crâne étaient littéralement entrés en collision causant le traumatisme. John Oram souffrait déjà de troubles cardiaques et de diabète. Il est décédé deux jours plus tard d’une hémorragie cérébrale.

Dans le cas de Victoria Kenny son éternuement hors norme a causé la rupture d’un disque poussant deux vertèbres à pincer le nerf sciatique d’où une soudaine paralysie des membres. Ce n’est qu’après deux ans qu’elle fut à nouveau capable de marcher. Ces anecdotes inquiétantes sont rapportées sur le site Yahoo News qui s’appuie sur un texte publié sur macleans.ca rappelant aussi cet événement malheureux ayant entraîné la mort de la passagère d’une voiture, Melainy Rose, 36 ans …parce que le conducteur écossais d’un camion avait malencontreusement éternué au volant de son véhicule qui avait embouti la voiture dans laquelle prenait place la victime. Le chauffeur de camion Shane Fraser a écopé quatre ans de prison pour conduite dangereuse

La plupart du temps, bien sûr, éternuer n’a aucune conséquence fâcheuse. Au contraire, dit le Dr Saul Frenkiel de McGill, éternuer est salutaire puisque cela permet au corps de se débarrasser de stimuli étrangers. Agnes Makowski, de l’Association canadienne de physiothérapie évalue à au moins 160 kilomètres jusqu’à 1000 kilomètres à l’heure la « vitesse » d’un éternuement, qui peut survenir en deux centièmes de millisecondes. Mille km/h c’est à peu près 85% de la vitesse du son

À vos souhaits !

Avril-mai 2010
par Jacques Lafontaine