L'OMS appuie la chiropratique

Faits percutants que les Québécois devraient connaître en faveur de la chiropratique

Dans un contexte où les soins chiropratiques ne sont pas couverts par le Régime d’assurance maladie du Québec, plusieurs s’interrogent encore sur le niveau de reconnaissance qu’il faut accorder à cette profession de la santé. Nous avons fouillé pour vous cette importante question et avons découvert, en faveur de la chiropratique, des faits percutants que la population québécoise devrait absolument connaître.

En effet, au début de 2006, la plus prestigieuse autorité internationale en matière de santé publique, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a déposé un important rapport reconnaissant la validité et l’efficacité de la science chiropratique. Dans ce contexte, les 192 pays membres des Nations Unies ont reçu des LIGNES DIRECTRICES OFFICIELLES qui visent à établir, à l’échelle mondiale, les standards d’enseignement et d’exercice de cette importante science de la santé.

Voici quelques-unes des recommandations que formule l’OMS dans son document qui s’intitule : WHO guidelines on basic training and safety in chiropractic. Le texte intégral de 52 pages est accessible sur le site Internet de l’OMS, à l’adresse suivante : http://www.who.int/medicines/areas/traditional/Chiro-Guidelines.pdf

Une définition officielle percutante…
« Profession de la santé axée sur le diagnostic, le traitement et la prévention des désordres du système neuro-musculosquelettique ainsi que sur les effets qu’engendrent ces désordres sur la santé générale. » Définissant la chiropratique en ces termes, l’OMS reconnaît officiellement que le docteur en chiropratique est un professionnel de la santé de premier contact. Venant de l’institution responsable d’amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible, cette affirmation est sans contredit un pas de géant vers la reconnaissance du chiropraticien en tant qu’expert en son domaine.

Avec plus de 70 000 membres répartis sur cinq continents, la chiropratique représente, après la médecine et la dentisterie, la troisième plus grande profession de la santé de premier contact. Selon l’OMS, par souci de qualité et de sécurité pour la population, il est impératif de protéger cette science et d’empêcher que ses méthodes spécialisées se retrouvent entre les mains de praticiens non formés. À juste titre, l’organisme international souligne la formation universitaire étendue et exclusive que possède le chiropraticien. Ses directives sont très claires :
  • Abolir la formation accélérée (200 heures) offerte présentement aux médecins et médecins spécialistes qui veulent se qualifier en chiropratique (Allemagne, Argentine, Corée…);
  • Imposer aux membres de la profession médicale qui souhaitent obtenir le titre de chiropraticien une formation de 3e cycle d’au moins 1 800 heures, un internat supervisé de 1 000 heures et la réussite des examens de licence de la profession.
  • Adopter les normes actuelles d’enseignement de la profession chiropratique (245 crédits) comme niveau d’éducation minimum pour son exercice.
Et les systèmes de santé publique? Dans son analyse, l’OMS soutient que, en plus de sa grande efficacité, la chiropratique offre un avantage remarquable sur le plan économique. Selon l’organisme, même si cette approche exige une main-d’œuvre spécialisée, elle constitue une approche conservatrice qui, de surcroît, requiert peu de personnel auxiliaire. Pour ces raisons, l’OMS affirme que la chiropratique offre des soins de santé de grande valeur à des coûts extrêmement abordables. Cette déclaration s’accompagne, en outre, d’une recommandation de taille : « Encourager le développement et l’intégration des services chiropratiques à l’intérieur des systèmes de santé publique. »

À ce chapitre, faut-il le souligner, notre province se trouve loin derrière… Pour les accidentés du travail, par exemple, le gouvernement du Québec est le seul en Amérique du Nord qui exige la référence d’un médecin avant de rembourser les soins chiropratiques. En effet, dans toutes les autres provinces canadiennes, de même que dans chaque État américain, le travailleur peut se présenter directement chez le chiropraticien. Même scénario pour les accidentés de la route qui, uniquement au Québec, doivent se plier à une formalité aussi coûteuse qu’inutile pour avoir accès au traitement indiqué.

Un vent de changement s’annonce…
Au fil des ans, la chiropratique a taillé elle-même sa place dans le monde de la santé. L’appui éclatant que lui offre aujourd’hui l’OMS permet de croire que, dans l’avenir, cette jeune profession de la santé pourra enfin se développer dans le climat de respect et de reconnaissance qui lui revient.

AU SUJET DU DrGILLES BEAUDOIN, CHIROPRATICIEN
Gradué du Palmer College of Chiropractic en 1980, le docteur Gilles Beaudoin a également complété des études postdoctorales en neurologie. Au cours de sa carrière, il a agi comme enseignant en neurodiagnostic et en pratique professionnelle pour l’Université du Québec. En 2009, il a obtenu une certification de SpineCor, une approche révolutionnaire permettant d'aider les personnes atteintes de scoliose. Conférencier et vulgarisateur scientifique recherché, le Dr Gilles Beaudoin exerce sa profession sur la rive sud de Québec et agit comme consultant pour les centres de conditionnement physique Maxi-Forme Fitness et Movaxion.

Mai-juin 2010
par Dr Gilles Beaudoin