Nous sommes ce que nous mangeons

Voici une affirmation qui nous vient d’Hippocrate, celui que l’on considère le père de la médecine. Bien que cette affirmation soit, en principe, vraie, elle demande d’être nuancée.

En réalité, nos habitudes alimentaires dévoilent souvent le plus profond de nous-mêmes. Elles expriment nos origines, nos tempéraments, même notre milieu social. Les membres d’une gang de rue ne s’alimentent sûrement pas de la même façon qu’un avocat. Observez de quelle façon se nourrit quelqu’un et vous en apprendrez beaucoup sur lui. Vous verrez qu’un homme de chantier aime les steaks saignants, qu’un romantique favorise le chocolat, qu’un écologiste met beaucoup de légumes verts, de préférence de son jardin, dans son assiette.

Il existe aussi un lien étroit entre les choix d’aliments d’une personne et son équilibre mental. Lorsque nous corrigeons les habitudes alimentaires d’une personne qui souffre de problèmes nerveux, et que nous lui enseignons à manger selon son métabolisme, il n’est pas rare de constater une nette amélioration dans sa façon de voir les choses.

Donc, lorsque vient le temps de faire une correction des habitudes alimentaires, soit parce que la personne a un surpoids ou un problème de santé lié à l’alimentation, il est important de considérer à quel type de personne nous avons à faire, mais, ce qui importe avant tout, est de s’assurer que nos recommandations permettront de fournir au corps une alimentation que cette personne pourra bien métaboliser.